Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 13:22







Hier, couchée à 1h00 du matin...

C'est tard, ou tôt, selon l'angle de vue. Pourtant, je ne me suis pas endormie pour autant. Prisonnière de mes insomnies. Insupportable ironie. Au final, j'ai dormi 2 heures.

Je me suis réveillée ce matin avec de la fièvre. Folie constante, je me suis mise à discuter avec mon chat, cette vieille fille aigrie qui dort toutes les nuits dans le creux de mon épaule, à la ceinture scapulaire, et qui, à 6 heures du matin, a tenté de manger mon bras. Les griffures qu'elle a laissées s'effacent à peine.

Folie passée, je me suis rendu compte que mon ventre se tordait de douleur. J'avais chaud, froid, et Quasimodo s'était mis à sonner ses cloches sous mon crâne. Ce n'est toujours pas passé. Je viens de me regarder dans le miroir de la salle de bain et le zombie qui s'y est reflété m'a bien prouvé l'existence des cloches sous mon crâne. Les poches laides, sous mes yeux, si semblables à deux coquards, ne m'ont pas dit le contraire.


Merci, Victor Hugo. Je vous revaudrai ça.

Cody



pix : Zemotion

Par Cody Aaron - Publié dans : Santé
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 16:21

Pacte autbiographique (d'une autobiographie qui n'en est pas vraiment une) peu concluant... J'ai donc décidé de le ranger dans le tiroir "tests". Quel est l'inculte qui a osé dire qu'il était facile d'écrire sa vie dans les règles de l'autobiographie ? 

Cody


« Ça va si mal, dans ma tête, ces temps-ci – si mal...


Ma vie s'est détruite il y a de cela 8 mois, 2 semaines, 6 heures et 4 minutes.

C'était inéluctable. À présent, tout est morbide, fade – étain –, comme si mon existence prenait subitement la triste teinte d'une photo en noir et blanc.


Je ne suis que brillance, poussière et vent, sur cette vaste Terre où tout est farce insipide et métaphore, et mon cœur n'en est que plus ridicule encore – des grains de sable jaunâtres et presque immatériels, tant ils sont infinitésimaux. Pourtant, il pèse tellement lourd, dans ma poitrine, et prend chaque jour un peu plus de place, plus qu'il ne faudrait, et tente d'établir sa loi, de dominer sur mon esprit – seule limite entre l'irrationnel et la raison.


Peut-être mon cœur a-t-il besoin de s'exprimer, même s'il n'est guère doté de quelque organe vocal, et peut-être devrais-je le laisser parler, crier de tout son être, à la manière d'une voix sonore, qui sème le trouble et se révolte – trublion déhiscent et aérien. Mon coeur évoque ce qu'il y a de plus profondément enfui en moi – un souvenir de moi-même – et qui ne désire que coucher sur papier ces choses indescriptibles et intimes qui sévissent dans ma vie et remontent aux premières secondes de mon existence.

Si je laisse s'exprimer mon porte-parole sans lui dicter ce qu'il doit dire ou ce qu'il doit garder secret, profondément enfoui dans les méandres de sa mémoire, il est certain qu'il dira tout, sans retenu et fixant le public avec insistance, sans jamais poser un œil sur mon visage décomposé sous l'indécence des secrets dévoilés.


Oui, et si je n'avais pas envie de dicter mes lois, d'imposer mes règles ? Si la langue de mon cœur apocryphe, jusqu'à présent fortement serrée et ficelée par une corde et ravalée au fond, tout au fond de la gorge, de l'estomac, se dénouait...? S'il revisitait tous les sentiments qu'il avait éprouvé jusqu'à présent ; s'il avait la possibilité de retourner en arrière et, si tant est qu'il ne puisse pas changer les choses, les remettait droites et ordonnées ? Et si je laissais ce cœur parler sans l'interrompre et en l'écoutant moi-même ? Il aurait tellement de choses à m'apprendre sur mon compte...


Je pense que mes principaux défauts sont la perfidie, l'inconstance, la jalousie et l'orgueil – oui, je suis hérétique. Mais au moins, il m'arrive d'être sincère. D'être sincère avec moi-même.


Alors, je vais faire comme si je me parlais à moi-même – à mon cœur – et déchirer la page au lieu de la tourner.


Ma vie s'est détruite il y a de cela 8 mois, 2 semaines, 6 heures et 4 minutes... »

 

Par Cody Aaron - Publié dans : Pêle-Mêle
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 17:51
oeil
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Tu dors 2 heures par nuit. T'as des cernes qui ressemblent à deux hématomes, creusés, laids, qui te donne cet air issu d'une photo en noir & blanc. T'as gardé ta peau de bébé, blanche, parfois jaune, translucide. Elle fait pitié. On croirait que t'as été taillé dans de l'ivoire – elle prend la couleur du café au lait dans le clair-obscur, en plus avec tes cernes qui ressemblent à du maquillage, t'aurais pu te glisser dans Sweeney Todd, tu serais pas inaperçu. T'as les veines qui se voient à plus de 10 kilomètres. Avec l'hiver, elles s'ouvrent, ça saigne, comme une rainure profonde, qui transperce la cornée & te blesse, laisse une trace sur ton os, à la ceinture scapulaire, qu'on pourra voir quand tu te décomposeras dans ta tombe une fois mort, mort & enterré.

Toute la jo
urnée, tu te sens mal, sale & souillé, blessé, profonde, la blessure ; tu cherches des souffles, même légers, comme des libellules. Tu prends successivement 3 douches avec ton shampoing Garnier ~ Cerise, Amande & Nacre, tu te sèches les cheveux la tête en bas pour leur faire prendre de l'opulence – sinon, ils sont plats, moches, & t'as pas ces petits épis sur le côté que t'aimes tant. Pas de parfum, ta mère est allergique, pourtant, t'aimerais bien l'acheter, le dernier Midnight Poison de Dior, mais tu peux pas, t'es coincé, y te reste que ton shampoing & ton déo pour pas prendre l'odeur pestilentielle du Kronenburg, Kamel, La Vosgienne... Tout ce que puent les adultes qui, comme toi, se sont rongés beaucoup trop jeunes, trop jeunes, trop petits, trop blessés.

T'as pri
s tes 3 douches, mais t'es toujours sale, toujours mal à l'aise, t'as envie de pleurer, tu commences à prendre le parfum létal de Kro, de Kamel & bretzel qui flotte dans la prison dorée que t'appelles chez toi. T'essaies de t'occuper, tu fais tes devoirs, tu montes le son de ton iPod qui crache le Sugar Sugar de Diving with Andy, mais ça marche pas, putain, ça marche pas, & qu'est-ce que tu pues la tristesse, merde, qu'est-ce que t'es sale, qu'est-ce que tu commences à en avoir ta claque, God.

«
° No sugar, no coffee, no ice tea, no TV, no ice cream just a tease till you milk up and sit down, please ° »

Le jour dé
cline, décline, lentement, il tombe, s'échoue sur la plage comme un essaim d'oiseaux emportés par la marée. C'est le soir, ouais, il est 17 heures, déjà, c'est l'hiver, bientôt Noël, donc c'est normal, quoi, la Divinité a besoin d'obscuri, comme toi, pour apparaître & se fondre avec les ombres, les ombres, les fantômes, léger, aérien ; hanté – un souvenir de toi-même. Pleure pas, Prince, Princesse : c'est encore trop tôt. Tu vas bouffer, parce que ta mère t'appelle, Raviolis, berk, tu détestes ça, c'est ta hantise, au même titre que les dalles souillées d'Oradour sur Glane que t'as visité Jeudi avec ta classe. Pourtant, c'est des Raviolis, merde, mais tu peux rien avaler, ça tourne, tourne, trop, un cocktail de coercitions qui se brouillent pour prendre une teinte vermillon – sang.

T'as
rien mangé de tout le dîner, mais tu galopes déjà dans les escaliers pour regagner ton oasis, ta chambre, ton jardin secret que tu cultives de colchiques empoisonnés au piège de l'électronique, d'un parterre de lino, d'arbres fleuris de métaphores qui dégagent une odeur de musc & de cyprèsKronenburg, Kamel, La Vosgienne. T'éteins la lumière, tu jettes à peine un oeil cyanosé aux chiffres de ton réveil qui diffusent leur lueur erubescente, 21 heures. Doucement, posté derrière ta porte, perfide, tu guètes. Les bourdonnements que sont les verbiages partis en tête-à-queue de tes parents qui passent dans les escaliers pour regagner leur chambre – si semblables à la coda du 12e Nocturne en C mineur de Chopin...

T'oses par resp
irer, t'es comme mort, comme si t'avais peur de réveiller les émotions acéphales si fortes qui attaquent les parois de ton estomac comme le chlore quand t'as faim. T'attends, tout seul, dans le noir ; t'es habité par ton Incube intérieur qui veille avec toi. Puis t'en as ta claque, tu t'emmerdes, alors t'allumes ton ordi. La lueur pourtant tamisée qui te saute à la figure dès que tu l'allumes te brûle les yeux – le soleil, le soleil, à travers tes rideaux auxquels t'as laissé une infinitésimale interstice par laquelle le soleil filtrera, demain, par laquelle tu peux guetter l'arrivée de l'Apollon & son char, à cause de laquelle t'auras toute la nuit pour t'inquiéter de voir le jour apparaître déjà.

1 heure du
mat'. Ton ordi allumé, tu charges MSN, tu recopies les paroles de Breathing Again de Stream Of Passion dans ton message perso, y a personne de connecté, donc tu te barres. T'éteins l'ordi, tu débranches tout, comme si t'avais peur qu'il se rallume tout seul. Tout, tu débranches, même ton réveil, tu veux plus voir le temps filer, t'échapper, rattraper le lever du jour. T'attends, puis tu confirmes que c'est impossible, on peut pas remonter le temps. T'as essayé toute la nuit. Soudain, tu réalises qu'il est 2 heures du mat', c'est ton portable Samsung Player Star qui te l'a dit. T'as la paupière même pas alourdie, dis-moi. Ce sera comme ça toute ta vie, tes paupières auront toujours peur de tes cernes, même si les deux ne se voient pas, dans le noir.

Tu
prends ton iPod, tu te passes Le Carnivore de ML pour te rassurer, histoire de... t'inquiéter un peu plus, ne pas vouloir quitter la nuit, te plonger dans les crevasses et fossettes des bras de Morphée. Un peu plus tard, tu réalises. Tu réalises...

Que tu te sens apaisé, que t'as l'impression que le monde entier dort, que tu vaques à ta décence, que ton esprit se repose, que les tensions & les doutes s'apaisent doucement, hésitants, que plus rien ne pourra être aussi bien, que la nuit a été inventée par Dieu pour toi, pour que tes malheurs disparaissent, pour te faire un peu goûter aux plaisirs d'une utopie éphémère.

Bientôt
, la nuit, la veillée tard, le soir, deviendra ta drogue, ton essence, ton parfum, tu t'en imprégneras, mais tu t'en fous, toi, t'en veux plus, toujours, comme si la nuit était ta vie, comme si tu touchais le moindre lien qui existe entre le présent & le passé, l'accessible & l'utopie, le sommeil impossible & le repos, entre le Ciel & la Terre.

Tu fo
nds, tu coules, doucement, tu t'abandonnes à ce que tu croyais impossible d'exister.
À ce à qu
oi tu n'avais pas droit. Jamais. Apaisé. Ce que tu auras été fier de porter au moins une nuit.
Comme
les firmaments du soulagement au bout des doigts.

Pu
is la conviction que tu ne trouveras jamais ce qui te manque s'insinue en toi.

U
topie.
Ton parfum.


Oui
, ce doit être ça, être insomniaque.


Pix : Clara Regrigny
Par Cody Aaron - Publié dans : Santé
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 19:21

Je pense... que je suis l'ennemi.

Je pense que je suis l'ennemi, car j'aimerais faire mon jogging entièrement nue dans les rues de Paris en écoutant Hysteria de Muse. Je pense que je suis l'ennemi car je voudrais pouvoir me doucher avec shampoing en maillot de bain dans le lac de Maine, déchirer les pages du Cercle Magique, de Katherine Neville & les faire brûler sur mon chauffage, rester en pyjama toute la journée en mangeant des Maltesers & du fromage & débouler chez mes parents en fin de journée en hurlant que c'est l'apocalypse. Je pense que je suis l'ennemi car j'étais toujours cru que Thalès était un acteur. Je pense que je suis l'ennemi parce que je porte toujours des chaussettes différentes.

Je pense que je suis l'ennemi, car j'aime m'allonger sur le ventre en été & ne rien faire, car j'explose la facture d'éléctricité en hiver & parce que je donne un nom à tout ce que je trouve. Je suis l'ennemi, puisque je suis pour la liberté d'expression, parce que j'écoute du rock et & classique en alternance, parce que je parle du Franco-English & que je n'aime pas mon téléphone portable tactile. Je pense que je suis l'ennemi car j'aimerais courir en short sous la pluie à Manchester en vagissant des vulgarités peu amènes en italien ; je pense que je suis l'ennemi car j'aimerais faire du vélo dans le Mercantour par 34°C en lisant L'homme qui a séduit le soleil de Jean-Cômes Noguès. Je pense que je suis l'ennemi car, depuis peu, j'ai trompé Molière pour La Bruyère.

Je pense que je suis l'ennemi puisqu'on me répète sans cesse de grandir un peu ; je pense que je suis l'ennemi car je n'aime ni l'ordre ni la discipline.

Je pense que je suis l'ennemi parce que, depuis le début, j'écris "ennemi" sans e.


Je pense que vous aussi, vous êtes l'ennemi.
Oui, ne démentissez pas : vous aussi, vous avez toujours cru que Thalès était un acteur.

Allez. 

Ça reste entre nous.


                                                                                                                                                 Cody


  Ennemi.jpg

Par Cody Aaron - Publié dans : En toute intimité
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 15:39

« Et si on refaisait le monde ? 26-9

 

Et si l'union européenne donnait le droit de se balader tout nu dans tous les pays membres ? Et si des ovnis avaient débarqué en Egypte au VIIIe millénaire avant J.C ? Et si la couche d'ozone disparaissait ? Et si Louis XV était homo ? Et si tout le monde avait deux mains gauches ? Et si les maths étaient une langue parlée couramment ? Et si J. C.  – Jésus Christ  – était J. C. – Jules César ? Et si nous avions des paons pour animaux de compagnie ? Et si 13 ans était l'âge légal ? Et si la musique était l'opium du peuple ? Et si les nazis n'avaient jamais existé ? Et si La Bruyère était un usurpateur ? Et si les cochons pouvaient voler ? Et si la France était gouvernée par François Perusse ? Et si Freud était un ancien boulanger qui avait couru le marathon avant de se fouler la cheville ? Et si on retournait à l'éon Archéen ? Et si tout le monde lisait le dictionnaire ?

Et si le trublion publique s'appelait Cody Aaron ?

Eh ben on aurait de quoi faire.
»


Cody Aaron. Chiante, compliquée et caractérielle. Enchantée.
Trublion et écrivain à ses heures perdues. Pour vous servir.

Par Cody Aaron - Publié dans : En toute intimité
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  • : 13/01/2010

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